
M. Traoré Mamadou, est l’oncle de Koné Souleymane, tué à Abobo, dans un risque entre des enfants en conflit avec la loi communément appelé ‘’microbes’’ et auquel il aurait été confondu au lieu d’être considéré comme leur victime. Dans cette version qu’il partage avec linfodrome.ci, M. Traoré a décidé de restituer les faits, tels qu’ils se sont passés jusqu’à l’assassinat de son neveu. Une mort tragique pour laquelle il a saisi les autorités judiciaires pour qu’elle soit élucidée. Ci-dessous, son récit des faits.
Mon neveu Konaté Souleymane, né le 28/12/1994, à Bouaké, a fait toute son enfance dans son village paternel à Kolia. En 2016, je l’ai fait venir à San-Pedro ou il travaillait avec mon grand frère Traoré Youssouf entant qu’apprenti de camion remorque. Lors d’un voyage à Ferkessédougou il eut un accident de circulation et fut hospitalisé à l’hôpital général de Ferkessédougou. Apres sa guérison, il est venu à Abidjan en mai 2018 et a décidé de ne plus reprendre le travail du camion ; car selon lui « c’est un travail à risque ».
C’est ainsi qu’il a décidé de travailler avec M. Koné Ibrahim, son patron ferronnier a Abobo Belleville. Il a fait plus de 20 jours à la maison sans aller au travail, car sa main était très enflée suite à un panaris. Avec une légère amélioration, il a décidé d’aller au travail le jeudi 21 mars 2019. Il a ouvert le magasin à 08h00 où il était avec son patron. C’est un enfant qui n’était pas connu dans le quartier, car il n’avait pas encore fait un an dans le quartier.
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Une des victimes, qui a eu la main déchirée par les agresseurs
Cependant, il y avait une bagarre généralisée entre deux groupes de microbes qui avait duré presqu’une semaine à Abobo Belleville. Le 21 mars 2019, cette bagarre avait recommencé à proximité de son magasin. Il a fermé son magasin et malheureusement ne s’est pas précipité pour quitter le lieu, car il y avait un gros camion de ciment qui lui barrait la vue, et dispersa la foule. A sa grande surprise, un microbe passa derrière le camion et le poignarda du côté gauche, il a pris son téléphone son argent blanc à la main; et quelque minutes après il a rendu l’âme en face d’une clinique dénommée ONG. Par colère, la population a tué deux des microbes dont j’ai la confirmation.
Ils agressaient tous ceux qu’ils croisaient sur leur chemin. Y compris des femmes qu’ils ont tailladées sauvagement sur leur passage
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